<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>RAFRAF</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://rafrafi.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/" /> <subtitle>Pour une certaine lueur d'intelligence et de sincérité</subtitle> <updated>2008-08-06T22:42:12+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://rafrafi.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Petitesse</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2008/07/22/petitesse.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2008-07-22:1598000</id> <updated>2008-07-22T22:50:45+02:00</updated> <published>2008-07-22T22:50:45+02:00</published>   <category term="Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Après cette très longue absence, a priori inexcusable, mais que j’espère...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> Après cette très longue absence, a priori inexcusable, mais que j’espère compréhensible au yeux de mes amis et de mes ex-fidèles visiteurs, je reviens en espérant retenir un rythme le moins brisé possible. Bien que je fusse à contrecœur retiré, sans préavis, de la blogosphère, je gardais comme même le contact avec l’actualité dont le rythme est plutôt infernal et la teneur est souvent intenable. Donc, beaucoup d’eau trouble a coulé sous le pont. Heureusement d’autres courants d’une eau plus limpide me traversaient de temps à autre, ce qui me permettait de revoir les choses autrement plus claires que celles formulées par l’espace-temps.&lt;br /&gt;
Une des réactions provoquées par ces courants et les contre-courants de toutes sortes, me poussait constamment à prendre des reculs par rapport à tout (ou presque): Et MOI dans tout ça!? Avant d’ajouter: et NOUS dans tout ça!? Oui NOUS, enfants d’Adam et d’Eve, en ce très bas monde  immonde. Certes beaucoup partagent avec moi ce recul, quoique de plusieurs façons. Les moyens n’en manquent pas : la science, la pensée, l’art… Il suffit parfois d’une seule phrase, d’un seul geste, pour que l’on donne de l’air à la sérénité et à la modestie. A ce propos, j’ai reçu il y a quelques semaines un fichier PPS qui en dit plus long sur notre place dans cet univers, et qui dévoile notre pitoyable petitesse, même par rapport à l’infiniment petit.&lt;br /&gt;
Avant de vous laisser savourer cet agréable fichier, je tiens à remercier tous ceux qui ont commenté ma dernière note que ce soit pour échanger les vœux ou bien pour demander de mes nouvelles.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Cliquez le mot suivant pour télécharger le fichier. Renommez-le, si vous voulez, avant de l'ouvrir. N'ayez crainte, le fichier est bien sain et sauf.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/02/242332c659f9247a9b675535f2df3b20.pps&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L’infiniment…&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Bonnes et heureuses</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/12/24/bonnes-et-heureuses.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-12-24:1449584</id> <updated>2007-12-24T01:39:43+01:00</updated> <published>2007-12-24T01:39:43+01:00</published>   <category term="actu" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    À tous mes chers visiteurs, très bonne fête musulmane de l'aïd al-Kabîr...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/02/02/1587ac7cc072f8745a2031388c4411d2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/02/02/033f73e9fd5786a6f70401843afb75a1.jpg&quot; id=&quot;media-106334&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1587ac7cc072f8745a2031388c4411d2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;À tous mes chers visiteurs, très bonne fête musulmane de l'aïd al-Kabîr et très bonne fête chrétienne de Noël. Et que l'année 2008 puisse nous faire oublier les troubles de 2007.&lt;br /&gt;
À bientôt inchalah&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le bonheur est le chemin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/09/10/le-bonheur-est-le-chemin.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-09-10:1369446</id> <updated>2008-07-22T22:24:27+02:00</updated> <published>2007-09-10T21:40:00+02:00</published>   <category term="Loisirs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Après une longue absence plus au moins volontaire, je reviens avec sous...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/01/e4d17c1afc993f18b006bd7faecb5ed6.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/01/69341a96eb09e61ba6c582b042a2a5f6.jpg&quot; id=&quot;media-43049&quot; alt=&quot;e4d17c1afc993f18b006bd7faecb5ed6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Après une longue absence plus au moins volontaire, je reviens avec sous le bras un fichier sympa que je voudrais partager avec mes visiteurs. Ce fichier m'a été envoyé par mon amie et poète &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/list/mes_livres/comme_une_confession.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Josyane De Jesus-Bergey&lt;/a&gt; qui, elle-même, l'avait reçu d'un ami algérien.&lt;br /&gt;
En plus des images superbes et un fond sonore agréable, ce fichier contient un texte avec des réflexions, autour du thème du bonheur, aussi bien simples que profondes. J'en cite : &lt;em&gt;Le bonheur est le chemin&lt;/em&gt;. Ou encore : &lt;em&gt;Le bonheur est un voyage, pas une destination&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Juste un mot sur le type de ce fichier : c'est un fichier avec l'extension &quot;.pps&quot; liée à la fameuse application &lt;em&gt;Microsoft Office PowerPoint&lt;/em&gt;. C'est une &lt;em&gt;Présentation &lt;/em&gt;qui s'ouvre toujours en mode Diaporama, et non en mode Normal. Il suffit de cliquer dessus pour qu'il s'ouvre en partant d'un écran noir (pas de panique). Une fois en première page, cliquez pour aller à la page suivante (d'autres fichiers de même type se déroulent automatiquement). Pour quitter la présentation avant la fin, cliquez sur le bouton &lt;em&gt;Echap&lt;/em&gt;. Vous pouvez aussi télécharger le fichier en cliquant sur le lien (plus bas), et choisissez &quot;sauvegarder&quot;.&lt;br /&gt;
Je vous laisse apprécier…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliquez &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/00/67e907246fdb2129e004eb00f1c94648.pps&quot; id=&quot;media-43048&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Bonsoir amis</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/07/20/bonsoir-amis.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-07-20:1332040</id> <updated>2008-02-13T16:06:25+01:00</updated> <published>2007-07-20T16:45:00+02:00</published>   <category term="Art" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Qui ne pourrait pas se sentir déjà ami à cet espiègle gamin de quatre...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/02/d990ed8e43c0120a9116808de0e92067.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/02/8652bb7935767e093580eb5608f331ae.jpg&quot; id=&quot;media-15052&quot; alt=&quot;d990ed8e43c0120a9116808de0e92067.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Qui ne pourrait pas se sentir déjà ami à cet espiègle gamin de quatre vingt dix ans ? A cet artiste de lait et de miel ? Cet Henri de nos rires déchaînés et Salvador de nos âmes enchaînées ?&lt;br /&gt;
Le 18 juillet 1917 était déjà là un bébé d'à peine un jour. Le 18 juillet courant, il est encore là, un bébé d'à peine un siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui dit mieux ? Qui fait mieux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait assez de souffle pour ses dix fois neuf bougies allumées de son gâteau et cadeau d'anniversaire &quot;hôtement&quot; monégasque, ainsi que pour ses chansons proposées à cette occasion devant ses fans, dont la fameuse &quot;Bonsoir amis&quot;. Le secret est peut-être dans ce que lui-même révèle :&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&quot;J'avais trente ans lorsque j'ai découvert le Yoga. Depuis ma découverte par hasard d'un livre intitulé &quot;L'art de la respiration&quot; je me suis mis à pratiquer quotidiennement des exercices de respiration. J'ai également énormément appris à l'écoute des disques de Frank Sinatra et de Nat King Cole.&quot; (O Globo, avril 2006)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
Aussi lorsqu'on est chanteur du multi-talentueux Boris Vian, on ne peut que surfer sur l'écume des jours, de vague en vague jusqu'aux rivages les plus lointains. C'était cela le destin lyrique de cet antillais d'outre-mer, de ce chanteur, guitariste, jazzman et parolier de tout âge et de tout brassage.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/00/01/58610f907b65d2dc1c9a79c9dd61bc8e.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/00/01/344bcf08622b5ac0a94353da028ea282.jpg&quot; id=&quot;media-15054&quot; alt=&quot;58610f907b65d2dc1c9a79c9dd61bc8e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;
Se faufiler en chantant et en riant dans les méandres si tortueux et très souvent dangereux de tout un siècle de douleurs et de malheurs, c'est bien là un parcours qui sert de leçon ludique à tous les vivants et les survivants. L'heureux et le bienheureux Henri Salvador en est la preuve éloquente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&quot;Ben quoi ? Il faut bien que ça s'arrête un jour, non ? J'ai bientôt un siècle !&quot; (VSD du 27 septembre 2006).&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ben alors Henri, rien ne presse encore. N'est-ce pas toi qui as dit:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&quot;J'ai toujours adoré la vie. C'est fabuleux, la vie ! (...) Je ne vois que les bons moments. Les autres, je les oublie. Prenez le réveil : c'est formidable, on s'étire, une nouvelle journée commence. (...) Et puis le petit déjeuner : c'est fabuleux du bon café, du pain craquant, du beurre frais. (...) Il y a comme ça plein de petits bonheurs, il faut juste les remarquer et en profiter. Cette curiosité, c'est ce qui conserve&quot;. (Nouvelles Clés, automne 2006)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
Ben alors Henri ! et avec ça tu écoutes ta femme de ménage qui te dit qu'après &quot;&lt;em&gt;quatre vingt dix ballets, Il n'y a pas de honte à jeter l'éponge&lt;/em&gt;&quot;!!&lt;br /&gt;
Non Henri, il y a honte lorsque tu jettes ton éponge or qu'elle est encore imbibée de sève montante, d'intarissable source de mélodies et de fou-rire.&lt;br /&gt;
A &quot;Bonsoir amis&quot; bonjour Henri.&lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/01/1ce05400fa6dad87d2f8785aabfc3599.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/01/01/999fb54f183485fbe7a31db4cab96e1a.jpg&quot; id=&quot;media-15055&quot; alt=&quot;1ce05400fa6dad87d2f8785aabfc3599.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
RAFRAFI&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mise à jour:&lt;br /&gt;
ADIEU HENRI et REPOSE EN PAIX&lt;br /&gt;
13-02-2008 </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Tu parles !</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/07/10/tu-parles.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-07-10:1324398</id> <updated>2007-07-10T14:26:46+02:00</updated> <published>2007-07-10T14:26:46+02:00</published>   <category term="Blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Parmi les cinq clés pour réussir son blog que  Le Journal du Net  a...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/00/01/e6b2978313a54dbe1afaed0c4653d144.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/media/00/01/8772fcbf38ed440027fb479eb9f0bd35.jpg&quot; id=&quot;media-9004&quot; alt=&quot;e6b2978313a54dbe1afaed0c4653d144.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Parmi les cinq clés pour réussir son blog que &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/0509/050909blog.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Journal du Net&lt;/a&gt; a recommandé voici environ deux ans, c'était de blogger régulièrement… &lt;em&gt;Et plus les posts seront nombreux et réguliers, plus ils seront commentés&lt;/em&gt;. Et le Journal d'ajouter, &lt;em&gt;Compter au minimum une à deux contributions par semaine, le rythme idéal étant toutefois deux à trois par jour&lt;/em&gt; …&lt;br /&gt;
Tu parles ! A moins que le bloggeur en question ne vit que pour blogger. En tout cas ce n'est pas le cas ni pour moi ni pour la plupart des bloggeurs que je fréquente irrégulièrement. Tout dépend de ce que le bloggeur attend de son blog et de ce qu'il y met ; et non pas de ce que les autres attendent de lui. On n'est pas là dans la logique de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
Et puis, qu'est-ce que ça veut dire réussir son blog ?&lt;br /&gt;
Du moment que l'aspect lucratif n'entre pas en jeu –je suppose–, comment donc déterminer les critères de cette réussite présumée ? N'est-ce pas déjà une réussite pour un humble bloggeur – il y en a des milliers - que de n'avoir qu'un seul visiteur-lecteur-commentateur ? Ce même bloggeur pourra encore s'estimer amplement satisfait lorsqu'il découvre que le compteur dévoile d'autres visites en catimini. Ce qui est le cas dans tous les cas de figure blogosphériques.&lt;br /&gt;
L'important c'est lorsque le bloggeur se détache de toutes formalités exigeantes et ne se préoccupe que de ce que sa vocation lui dicte suivant son propre rythme. Ainsi se taire devient parfois un intervalle vital pour blogger. Tout comme en musique, le silence est intrinsèque voire inhérent au son. Si une pendule arrêtée donne l'heure exacte, deux fois par jour, selon le comédien-journaliste, &lt;em&gt;José ARTUR&lt;/em&gt;, un blog arrêté sur une agréable note (post) sonne exacte plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt;
Je ne vois pas de recette à suivre pour blogger. A chacun sa cadence, sa manière et le son de sa propre cloche. Pas la peine de sonner les cloches à quiconque. Certes, l'on s'inquiète parfois d'un silence brusque ou relativement long d'un bloggeur ami. Là, ça relève du domaine de l'humain et non pas du blogging. Pas besoin de mélanger les genres. Entre lancer une bouteille à la mer avec dedans une missive (une note de blog) et dialoguer avec une personne bien précise (de vive voix ou par écrit) la différence est de taille. Dans le premier cas, il s'agit d'une démarche anthologique, dans le deuxième, d'un acte anthropique. &lt;br /&gt;
Ceci dit, je ne peux que me réjouir de l'amitié désintéressée que le Net finit par tisser entre bloggeurs-bloggeuses. C'est le cas notamment avec &lt;a href=&quot;http://blogabrac.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;MG&lt;/a&gt; qui m'a inspiré, voici un an et demi, une &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2006/01/09/ma-boite-de-pandore.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note&lt;/a&gt; autour de l'assiduité. A propos, entre la généreuse austérité de MG et la généreuse assiduité d'&lt;a href=&quot;http://ariaga.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ARIAGA&lt;/a&gt;, je n'ai pas à choisir. Il ne s'agit ni de cigale ni de fourmi dans ce genre d'espace. C'est tout simplement une question de longueur d'onde.&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Le rythme idéal étant toutefois deux à trois par jour&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
Tu parles !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La douce des anges</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/06/23/la-douce-des-anges.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-06-23:1311131</id> <updated>2007-06-23T11:19:25+02:00</updated> <published>2007-06-23T04:15:00+02:00</published>   <category term="Art" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Lorsque j'ai écrit la note précédente sur la poète irakienne  Wafa Abd al...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_nazek2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_nazek2.jpg&quot; alt=&quot;medium_nazek2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Lorsque j'ai écrit la note précédente sur la poète irakienne &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/05/16/guerre-et-po%C3%A9sie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wafa Abd al Razaq&lt;/a&gt;, et y cité &lt;em&gt;Nazek Al- Mala'ika&lt;/em&gt;, je ne savais pas que les jours de celle-ci étaient brusquement comptés. En effet, l'irakienne &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Nazik_Al-Malaika&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nazek al Mala'ika&lt;/a&gt;, n'est plus depuis mercredi dernier. Elle s'est éteinte à l'âge de 84 dans un hôpital cairote en Egypte, à la suite d'une chute brutale de sa tension artérielle. Ce n'était pas à cause de son premier poème qu'elle avait écrit (en 1932) à l'âge de dix ans, qu'elle était devenue célèbre. Mais cette précocité poétique témoignait déjà d'une aptitude ultérieure à jouer un rôle dans le renouveau poétique arabe. C'est ce qui est arrivé en 1947, date à laquelle, &lt;em&gt;Nazek&lt;/em&gt; avait inauguré l'ère de la modernité poétique arabe en publiant le fameux poème &quot;&lt;em&gt;le choléra&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
Ce poème avec un autre intitulé &quot;&lt;em&gt;Etait-il un amour ?&lt;/em&gt;&quot;, écrit la même année par son compatriote le poète &lt;em&gt;Badr Shakir al Sayyab&lt;/em&gt;, (1926 - 1964) étaient considérés par les critiques comme les prémices du vers-librisme.&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Le choléra&lt;/em&gt;&quot; avait figuré parmi les poèmes du premier recueil de Nazek paru à la même année à Bagdad sous le titre de &quot;&lt;em&gt;Amoureuse de la nuit&lt;/em&gt;&quot; suivi par &quot;&lt;em&gt;Des éclats et de la cendre&lt;/em&gt;&quot; (1949), &quot;&lt;em&gt;Le fond de la vague&lt;/em&gt;&quot; (1957), &quot;&lt;em&gt;Arbre de la lune&lt;/em&gt;&quot; (1968) et &quot;&lt;em&gt;La mer change ses couleurs&lt;/em&gt;&quot; (1970). En outre de sa poésie, elle publie en 1962 une étude littéraire sur &quot;&lt;em&gt;Les questions de la poésie moderne&lt;/em&gt;&quot; suivie en 1974 par une autre, sociologique, sur &quot;&lt;em&gt;le divisionnisme dans la société arabe&lt;/em&gt;&quot;, puis en 1992, &quot;&lt;em&gt;Psychologie de la poésie&lt;/em&gt;&quot; et enfin en 1997 au Caire, un recueil de nouvelles ayant pour titre &quot;&lt;em&gt;Le soleil qui est derrière la cime&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
Diplômée de l'université des arts de Bagdad en 1944, elle a aussi obtenu en 1954 la maîtrise en littérature comparative de l'université du &lt;em&gt;Wisconsin&lt;/em&gt; aux Etats-Unis, après avoir appris le latin, l'anglais et le français. Son nom de connotation arabo-persique, &lt;em&gt;Nazek Al-Mala'ika&lt;/em&gt;, qui se traduit par &quot;la douce des anges&quot;, est l'un des noms de femme les plus cités dans le monde arabe et dans les milieux universitaires dans d'autres pays.&lt;br /&gt;
Son poème précurseur &quot;&lt;em&gt;le choléra&lt;/em&gt;&quot; était également prémonitoire compte tenu de son contenu révélateur. L'atmosphère de la mort et de la désolation que propage &quot;&lt;em&gt;Le choléra&lt;/em&gt;&quot;, écrit voici 60 ans, règne aujourd'hui dans son Irak natal voire dans toute la région de l'orient arabe. De même que son inspiration de l'épidémie qui, au début du XVIIIème siècle, s'est développée en Égypte avant d'arriver en Europe, annonçait curieusement déjà sa propre mort, voici deux jours, en Egypte où elle s'est réfugiée depuis quelques années.&lt;br /&gt;
En dernier hommage à cette grande poète arabe d'Irak, je vous propose ci-après ma traduction de la première strophe de ce fameux poème suivie par sa version originale pour les plus exigeants parmi vous.&lt;br /&gt;
Rafrafi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;le choléra&lt;br /&gt;
Nazek Al-Mala'ika&lt;br /&gt;
Bagdad 1947&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La nuit est calme,&lt;br /&gt;
écoute cet impact des soupirs&lt;br /&gt;
sur les morts,&lt;br /&gt;
à travers ce silence&lt;br /&gt;
et au cœur de cet obscurité.&lt;br /&gt;
Des cris s'élèvent&lt;br /&gt;
et trépident,&lt;br /&gt;
un chagrin se dégage, s'attise&lt;br /&gt;
et fait osciller l'écho des gémissements.&lt;br /&gt;
Ebullition dans chaque cœur, &lt;br /&gt;
et désolation dans la paisible hutte.&lt;br /&gt;
Partout une âme hurlant dans les ténèbres,&lt;br /&gt;
partout une voix qui pleure.&lt;br /&gt;
C'est ce que la mort avait déjà lacéré&lt;br /&gt;
Oui c'est la mort, la mort, la mort.&lt;br /&gt;
Ah ! Quelle grosse peine pour le Nil,&lt;br /&gt;
causée par ce qu'avait fait la mort. &lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_nazek300.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_nazek300.jpg&quot; alt=&quot;medium_nazek300.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;
الكوليرا - لنازك الملائكة&lt;br /&gt;
بغداد 1947&lt;br /&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;سكَن الليلُ&lt;br /&gt;
أصغِ إلى وَقْع صَدَى الأنَّاتْ&lt;br /&gt;
في عُمْق الظلمةِ, تحتَ الصمتِ, على الأمواتْ&lt;br /&gt;
صَرخَاتٌ تعلو, تضطربُ&lt;br /&gt;
حزنٌ يتدفقُ, يلتهبُ&lt;br /&gt;
يتعثَّر فيه صَدى الآهاتْ&lt;br /&gt;
في كل فؤادٍ غليانُ&lt;br /&gt;
في الكوخِ الساكنِ أحزانُ&lt;br /&gt;
في كل مكانٍ روحٌ تصرخُ في الظُلُماتْ&lt;br /&gt;
في كلِّ مكانٍ يبكي صوتْ&lt;br /&gt;
هذا ما قد مَزّقَهُ الموتْ&lt;br /&gt;
الموتُ الموتُ الموتْ&lt;br /&gt;
يا حُزْنَ النيلِ الصارخِ مما فعلَ الموتْ&lt;/blockquote&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Guerre et poésie</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/05/16/guerre-et-poésie.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-05-16:1278319</id> <updated>2007-05-16T05:32:46+02:00</updated> <published>2007-05-16T05:30:00+02:00</published>   <category term="Art" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Elle est irakienne et poète. Elle s'appelle  Wafa Abd al Razaq  (photo...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_Wafa.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_Wafa.jpg&quot; alt=&quot;medium_Wafa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Elle est irakienne et poète. Elle s'appelle &lt;a href=&quot;http://daralkashkol.com/fourms/viewtopic.php?t=1044&amp;sid=3718d2ee49719b793352baeba6601740&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wafa Abd al Razaq&lt;/a&gt; (photo ci-contre). Un ami m'appelle et me dit qu'elle vient de publier un long poème qui donne la chair de poule. Je ne la connaissais pas assez, juste son nom et quelques uns de ses poèmes autrefois parcourus à la hâte. Sans doute, j'avais tort. Mais la cohue des poètes oblige. Du Maroc à l'Irak, on en compte des milliers. Sauf que pour l'Irak, il faudrait toujours s'arrêter pour bien repérer. Ce n'est pas à cause de ce qui s'y passe depuis quatre ans, ou depuis une décennie ou deux, mais plutôt à cause du rôle qu'avais joué l'Irak voici un demi siècle dans l'évolution de la poésie arabe. En effet c'était bien une femme, &lt;em&gt;Nazek al Mala'ika&lt;/em&gt;, poète et native de Bagdad, aujourd'hui octogénaire et alitée dans un hôpital cairote, qui avait dans les années quarante, inauguré avec son compatriote le poète &lt;em&gt;Badr Shakir al Sayyab&lt;/em&gt;, l'ère de la modernité poétique arabe. Et grâce à ces deux précurseurs, le modernisme poétique s'était propagé dans tous les pays arabes.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui encore, voici une poétesse qui s'impose non pas seulement par la qualité de sa poésie qui s'inscrit aisément dans le courant moderniste, mais aussi par une audace ahurissante qui défie certains tabous. Après quelques recueils de poèmes, &lt;em&gt;Wafa Abd al Razaq&lt;/em&gt; nous propose un long poème intitulé &quot;&lt;strong&gt;Mémoires de l'enfant de la guerre&lt;/strong&gt;&quot; qui en dit long sur cette tragédie irakienne. Mais à travers la vision de l'enfant victime (dont le fameux &lt;em&gt;Ali&lt;/em&gt;, l'enfant de &lt;em&gt;Bassora&lt;/em&gt; qui avait perdu ses deux bras et toute sa famille au début de l'invasion anglo-américaine) auquel la poétesse s'identifie d'une strophe à l'autre comme pour dire qu'il s'agit aussi de l'enfance que l'enfant de la guerre vient de perdre et de l'enfant qu'elle-même était. &lt;br /&gt;
Dès la réception de ce poème irakien qui m'a été envoyé par un ami syrien résident en Arabie saoudite (et que j'en remercie), je n'ai pas résisté à le lire tout de suite à &lt;em&gt;Hédia&lt;/em&gt;, ma compagne, qui, déjà émue, s'est lancée, de son côté, à le traduire vers le français. Je vous laisse en apprécier ci-après quelques strophes.&lt;br /&gt;
RAFRAFI&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Mémoires de l'enfant de la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(La mer n'est pas un enfant)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
1&lt;br /&gt;
Je lève ma tête vers la maison&lt;br /&gt;
(Pour me rappeler de ce qu'a dit l'arbre à ses branches)&lt;br /&gt;
une balle qui me ressemble tellement, me précède,&lt;br /&gt;
et tout devient enfant,&lt;br /&gt;
même les silhouettes qui partaient.&lt;br /&gt;
Ma mère tend ses bras&lt;br /&gt;
mon visage sort de la poche de son cœur&lt;br /&gt;
Pour me devancer vers le seuil&lt;br /&gt;
Mais la balle ouvre un monde d'encre&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Une seule femme ne suffit pas)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 2&lt;br /&gt;
Me suffit-il de dire qu'un bouquet de roses séduit les couleurs?&lt;br /&gt;
Ou que le pain retire à la vie ses vêtements ?&lt;br /&gt;
Est-ce une garce cette vie ?&lt;br /&gt;
Pourquoi la classe est aujourd'hui d'une laideur taciturne ?&lt;br /&gt;
Le cahier de dessin n'est que plaies,&lt;br /&gt;
sur quoi, j'essaie de dessiner&lt;br /&gt;
une oie fuyant un mâle qui la poursuit&lt;br /&gt;
ou un pigeon couvant une fenêtre.&lt;br /&gt;
J'essaie de percer le vent&lt;br /&gt;
afin de dessiner une porte pour mon école&lt;br /&gt;
mais le vent tombe de sa canne&lt;br /&gt;
et sans bras, me transperce.&lt;br /&gt;
Un diplôme scolaire est trempé par la sueur &lt;br /&gt;
de l'argile arraché à l'image de l'eau.&lt;br /&gt;
Me suffit-il de dire, sur le bouquet de roses, les couleurs se sont pétrifiées ?&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(En direction d'Allah)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 2&lt;br /&gt;
Pourquoi les hommes sont-ils d'air ?&lt;br /&gt;
Et la procréation, de feu ?&lt;br /&gt;
Que signifie l'écoute du bourdonnement ?&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Le souper de dieu)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 3&lt;br /&gt;
Salma est un tronc&lt;br /&gt;
Myriam est un temps&lt;br /&gt;
Toutes deux, cadavres&lt;br /&gt;
Suspendus à l'endroit. &lt;br /&gt;
… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Embellir la mort)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 6&lt;br /&gt;
Avale&lt;br /&gt;
avale ce parler cru&lt;br /&gt;
Et cuis tes mains&lt;br /&gt;
Puis cours&lt;br /&gt;
Plus rien ne reste pour parachever le commencement&lt;br /&gt;
C'est la fête des champs de mines&lt;br /&gt;
… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Crocodile)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 3&lt;br /&gt;
Le nord,&lt;br /&gt;
le sud&lt;br /&gt;
se sont engagés&lt;br /&gt;
à faire de mon enfance&lt;br /&gt;
un ballon pour le cirque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Genèse)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 3&lt;br /&gt;
Pour soigner la réalité&lt;br /&gt;
j'ai besoin d'aspirine de vérité,&lt;br /&gt;
et des mers&lt;br /&gt;
pour purifier les prophètes de la parole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
… 6&lt;br /&gt;
Ma mère,&lt;br /&gt;
la brune du vrai,&lt;br /&gt;
a eu deux jumeaux,&lt;br /&gt;
la patrie et moi.&lt;br /&gt;
… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;(Prière de la mort)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
… 3&lt;br /&gt;
Accorde à mon âme son argile&lt;br /&gt;
Souffle en elle Ton image&lt;br /&gt;
pour que les chars m'évitent&lt;br /&gt;
La tuerie hurle&lt;br /&gt;
et les chars sont des paroles&lt;br /&gt;
… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que dirais-je quand c'est Toi qui m'écrase ?&lt;br /&gt;
J'ouvre mon cœur, j'appelle Tes eaux&lt;br /&gt;
et les maringoins pondent des chars&lt;br /&gt;
pour Te faucher sans prudence&lt;br /&gt;
O mon dieu&lt;br /&gt;
Lorsque la mort priait pour les machines de guerre&lt;br /&gt;
je m'inquiétais pour Toi&lt;br /&gt;
je craignais qu'elle Te fasse porter le casque&lt;br /&gt;
qu'elle dise que Tu as trouvé Ton chemin de Damas&lt;br /&gt;
Tout est forcément périssable&lt;br /&gt;
O mon dieu, as-Tu légué à la mort Ta divinité ?&lt;br /&gt;
...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
... 5&lt;br /&gt;
Eteignez l'écran&lt;br /&gt;
Eteignez les lumières&lt;br /&gt;
Ma divinité va tout bruler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6&lt;br /&gt;
Sortez&lt;br /&gt;
L'enceinte du monde s'est écroulée.&lt;br /&gt;
De mon corps, mon cou, s'est détaché.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
-----------------&lt;br /&gt;
Traduits de l'arabe par :&lt;br /&gt;
Hédia Dridi&lt;br /&gt;
Avec l'accord de l'auteur.&lt;br /&gt;
(Paris, mai 2007) </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Moi aussi</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/05/01/moi-aussi.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-05-01:1265470</id> <updated>2007-05-01T20:53:23+02:00</updated> <published>2007-05-01T20:50:00+02:00</published>   <category term="Pensée" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Oui, moi aussi j'aime bien la France. Mais quelle France ? Comment et...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_logo-France.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_logo-France.jpg&quot; alt=&quot;medium_logo-France.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Oui, moi aussi j'aime bien la France. Mais quelle France ? Comment et pourquoi ? Voilà des questions qui surgissent chaque fois que j'entends tel ou tel candidat présidentiel brandir ce sentiment en guise d'argument natio-électoraliste.&lt;br /&gt;
Je ne bénéficie ni du droit du sang ni du droit du sol pour que je sois automatiquement français. Pourtant, ayant volontairement vécu la moitié de ma vie dans ce pays, je pourrais comme même prétendre qu'au moins je suis devenu en partie français. Dès lors, je ne peux qu'aimer cette partie en moi, sinon ce serait une sorte de schizophrénie qui me dérouterait.&lt;br /&gt;
Aimer sa patrie natale c'est comme aimer sa mère. Cela va de soi et ne relève d'aucun choix volontaire. Tandis qu'aimer un autre pays c'est comme aimer un partenaire que l'on choisit. C'est à la fois plus libre et plus responsable.&lt;br /&gt;
Dès lors quiconque né en France et, au bout d'une enfance normalement vécue, ne peut qu'aimer sa France natale et ce quelque soit les origines de ses parents. D'où l'argument naïf de demander à la deuxième et troisième génération de l'immigration d'aimer la France ! Ou encore, à &quot;Aimer la France ou la quitter&quot;!!, devise lancée par un certain candidat présidentiel, qui n'est pas non plus moins naïve. Cela suppose par ailleurs que tous ceux qui aiment la France, et qui se compteraient par milliers, voire par millions, à travers le monde, peuvent venir y vivre.&lt;br /&gt;
D'autre part, parmi ceux qui utilisent électoralement cet argument, il y a ceux qui prônent aussi souvent le fameux slogan &quot;fier d'être français&quot; en guise de profession de foi. Or, ce genre de slogan dissimule forcément un sentiment chauvin pour ne pas dire xénophobe. Un français devrait être fier d'autre chose en plus du fait qu'il soit seulement français. Je dirais que même un français chauvin devrait préciser en disant &quot;je suis fier d'être un français chauvin&quot;, pour se distinguer d'un autre aussi français que lui mais qui ne s'en réclame pas. Appartenir à un peuple c'est partager cette appartenance avec d'autres qui ne sont pas forcément du même moule. Est-ce concevable donc qu'un artiste par exemple soit fier seulement de ce qu'il partage avec un voyou, ou un patriote avec un collabo, ou un sage avec un fou ?&lt;br /&gt;
L'autre fierté que je trouve plutôt plausible c'est en disant être &quot;fier de choisir d'être français&quot;. Et c'est ainsi que la France mérite d'être une terre d'accueil tout comme tout autre pays à vocation universelle.&lt;br /&gt;
Enfin quelle France aime-t-on ou doit-on aimer ?&lt;br /&gt;
Il n'y a pas qu'une seule France pour tout le monde, il y a à chacun sa France.&lt;br /&gt;
À un français de souche qui n'a jamais vécu ailleurs, une France matricielle.&lt;br /&gt;
À un français par droit du sol, une France adoptive.&lt;br /&gt;
À un français volontairement naturalisé, une France consentante.&lt;br /&gt;
À un résident en France, une France concordante.&lt;br /&gt;
À un visiteur, une France accueillante.&lt;br /&gt;
A un francophone ou francophile, une France attirante.&lt;br /&gt;
Ma France à moi c'est l'héritage universel des Lumières. C'est celle de la liberté, l'égalité et la fraternité. C'est celle de la &lt;a href=&quot; http://fr.wikipedia.org/wiki/Belle_Epoque&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Belle Epoque&lt;/a&gt;, et des &lt;a href=&quot;http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idC = 7142&amp;idR = 4&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Années Folles&lt;/a&gt;. C'est celle du Cartésianisme et de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_Jules_Ferry&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jules Ferry&lt;/a&gt;. C'est celle de l'art et de la beauté. C'est celle de la laïcité aussi bien multiculturelle que multicutuelle.&lt;br /&gt;
C'est celle des français misanthropes de toutes origines. C'est celle d'un peuple qui ne se voit pas supérieur à tout autre peuple. C'est celle qui s'autocritique et regrette les méfaits de son passé colonial. C'est celle qui se voit aussi européenne que méditerranéenne. C'est celle dont le destin ne devrait pas être confisqué par tel ou tel lobby ni par telle ou telle grande puissance.&lt;br /&gt;
C'est cette France sur laquelle le président américain J.F. Kennedy a dit une fois : A chacun deux pays, le sien et la France.&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Une femme pour les droits de l'Homme</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/04/25/une-femme-pour-les-droits-de-l-homme.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-04-25:1259233</id> <updated>2007-04-25T02:03:14+02:00</updated> <published>2007-04-25T02:00:00+02:00</published>   <category term="actu" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    Voilà encore une percée féminine vers le haut et à une échelle...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_souhayr.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_souhayr.jpg&quot; alt=&quot;medium_souhayr.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voilà encore une percée féminine vers le haut et à une échelle internationale. Il s'agit de la journaliste arabe de Tunisie SOUHAYR BELHASSEN qui vient juste d'être élue présidente de la &lt;a href=&quot;http://www.fidh.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme&lt;/a&gt; (FIDH), succédant ainsi au sénégalais Sidiki KABA à la tête de cette ONG vieille de quatre vingt ans.&lt;br /&gt;
Election triplement significative à mes yeux, du moment qu'elle concerne une femme à la fois collègue (journaliste), arabe et tunisienne.&lt;br /&gt;
Pour mesurer l'ampleur de la tâche que Souhayr devra remplir je vous invite à lire ce passage d'un texte expliquant le rôle de la FIDH:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;La FIDH est une organisation non-gouvernementale fédérative dont la vocation est d’agir concrètement pour le respect de tous les droits humains. Elle s’appuie sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sur les autres instruments internationaux de protection de ces droits. &lt;br /&gt;
La FIDH a été créée en 1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd’hui 141 dans 100 Etats. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
L’éducation et la sensibilisation sont la base de l’action à long terme de la FIDH. Son objectif immédiat est d’obtenir des améliorations concrètes dans les domaines de la protection des victimes, de la prévention des violations des droits de l’Homme et de la sanction de leurs auteurs. La FIDH est la plus ancienne organisation internationale de défense de tous les droits de l’Homme. Son siège est établi en France, où elle est reconnue d’utilité publique.&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bravo Souhayr et bonne chance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  <entry> <author> <name>Mohamed RAFRAFI</name> <uri>http://rafrafi.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>NON</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://rafrafi.blogspirit.com/archive/2007/04/12/non.html" />  <id>tag:rafrafi.blogspirit.com,2007-04-12:1247032</id> <updated>2007-04-12T02:18:55+02:00</updated> <published>2007-04-12T02:18:55+02:00</published>   <category term="actu" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    J'étais sur le point d'écrire une note sur les couleurs, quand soudain,...</summary> <content type="html" xml:base="http://rafrafi.blogspirit.com/"> &lt;a href=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/medium_attentat_alger.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rafrafi.blogspirit.com/images/thumb_attentat_alger.jpg&quot; alt=&quot;medium_attentat_alger.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;J'étais sur le point d'écrire une note sur les couleurs, quand soudain, des images rouge sang arrivent ‎d'Alger précédées par d'autres venues la veille de Casablanca. Des kamikazes ici et là ont commis des ‎attentats contre des cibles civiles, soigneusement choisies dans le premier cas et arbitraires dans le ‎deuxième. Quelques semaines auparavant des affrontements mortellement sanglants ont eu lieu au sud de ‎Tunis entre kamikazes et forces de l'ordre. ‎&lt;br /&gt;
On commençait à parler d'un mouvement nouvellement créé sous le nom d'&lt;em&gt;Al-Qaïda au Maghreb ‎islamique&lt;/em&gt;, qui envisagerait de mener une guerre sainte contre les pouvoirs dans les pays du Maghreb. ‎Mais certaines sources dont un ex-diplomate algérien vont jusqu'à accuser certains généraux algériens de ‎fomenter eux-mêmes des attentats pour justifier la politique de main de fer que l'État appliquait depuis ‎plusieurs années. D'autres observateurs disent que les derniers attentats d'Alger ont pour objectif de ‎troubler et la réconciliation nationale et les prochaines élections. Mais qui derrière tout cela ? Faute de ‎réponse incontestable, tout est possible du moment que la vérité dans le Maghreb comme partout ailleurs, ‎est toujours la première victime dans un conflit. ‎&lt;br /&gt;
Et les victimes humaines de toutes ces violences de quelque origine que ce soit ? Qui puisse les plaindre ? ‎Ou soulager leurs proches ? Rien ne justifie une violence aussi aveugle qui ne soit dirigée vers une autre ‎militairement aveugle et dans un contexte d'occupation. ‎&lt;br /&gt;
Que ce soit d'Al-Qaïda ou des mouvances locales ou des mécontents ou même des manœuvres de la part ‎des pouvoirs en place, cette violence est aussi arbitraire qu'absurde, aussi infâme que lâche.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; à la terreur semée par des groupes ou par des pouvoirs.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; à la politique de tout sécuritaire qui claque toutes les portes de la liberté, engendrant ainsi toutes ‎sortes d'extrémismes.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; à tout discours absolutiste, éradicateur, simplificateur ou prosélytique.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; au lavage de cerveau sous prétexte de lavage de l'âme, auquel sont soumis des jeunes désespérés, ‎appelés à défendre des causes indéfendables. ‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; à la violence aveugle contre des innocents.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; aux voitures piégées, aux ceintures d'explosifs ; &lt;strong&gt;Non&lt;/strong&gt; également aux bombes aveuglement lâchées sur ‎des villes habitées et aux missiles soi-disant intelligents et qui ratent souvent leurs cibles.‎&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Non, Non et NON&lt;/strong&gt;.‎&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RAFRAFI </content> </entry>  </feed>