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dimanche, 18 janvier 2009

Les onze règles

censure.JPGEn tant que journaliste indépendant, non seulement je ne peux qu'apprécier ce qu'a écrit le journaliste français Bernard Langlois, mais je ne peux pas ne pas vous faire partager le plaisir, quoiqu'amer, en lisant les onze règles du journalisme, insérées d'ores et déjà dans les annales du journalisme mondiale.
Largement répandues sur la toile, j'ai tenu à reproduire ces règles, qu'une amie m'avait envoyées par e-mail, en me référant à cette source où Langlois lui-même s'y explique.
(La caricature, ci-contre, est tirée d'un journal pan-arabe londonien, montrant un journaliste représenté par le crayon, assis devant un censeur sous forme d'une gomme de bureau.)

Voici maintenant les fameuses 11 règles

Le Proche-Orient pour les nuls
écrit par Bernard Langlois, journaliste français

Les 11 règles du journalisme
Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.

Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin de n'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression "soutenu par la Syrie et l’Iran".
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : "soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe", car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.
Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un "dangereux antisémite".”
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À vous de juger…

RAFRAFI

13:02 Publié dans Politis | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |

vendredi, 16 janvier 2009

Le nœud du problème

Ben Gurion.jpgVoilà ce qu'a dit un jour David Ben Gourion le fondateur de l'État d'Israël:

»Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous leur avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais en quoi cela les regarde-t-ils ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous leur avons pris leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils?«

David Ben Gourion, était aussi le tout premier Premier ministre de l'État d'Israël en 1948. Quant à ces propos, ils ont été cités par Nahum Goldman, ex-président du Congrès juif mondial, dans son livre Le Paradoxe juif (1978) The Jewish Paradox.
La clarté et la franchise que dégagent ces propos, sont remplacées, au fil des 60 années de sang, par l'équivoque et l'imposture. Entre temps, la guerre froide entre américains et soviétiques avait beaucoup aidé à confisquer la cause palestinienne en brandissant la menace communiste. Depuis, on avait tout fait pour isoler politiquement les fractions radicales de la résistance palestinienne, marxistes ou nationalistes arabes, en apprivoisant l'aile nationaliste palestinienne (le Fatah), jusqu'à la signature néfaste des accords d'Oslo. Résultat: une paix fragile contre une parcelle de territoire, perméable à tout moment par les projectiles et les brodequins de Tsahal.
Une fois la page de la guerre froide tournée, nous voilà devant un nouveau prétexte: la menace islamiste. Il se trouve qu'à partir des années vingt du XXème siècle, jusqu'à la Révolution Iranienne de 1979, les courants islamistes, dont l'égyptien Le MFM, Mouvement des Frères Musulmans ou bien l'ultra MWS, Mouvement Wahhabite Saoudien ne constituaient pas une menace pour l'Occident libéral. Bien au contraire, le MFM a conspiré pendant les années 60 avec les USA contre l'Égypte de Nasser, et plus tard les Wahhabites avec les mêmes USA, contre les soviétiques.
Ce n'est qu'après le soutien de l'islam Chiite de l'Iran contre l'occupation israélienne du sud du Liban, suivi du refus de Hamas des Accords d'Oslo, que l'Islam, chiite et sunnite confondus, commence à poser problème notamment pour Israël. La réponse n'a pas tardé, Sharon provoque la 2ème Intifada en 2000, et Bush, engage Ben Laden pour commettre le 11 septembre. Ensuite Sharon commence en 2002 une guerre en territoire "devenus" palestiniens pour en finir, selon lui, avec les "Ben Laden" palestiniens, en tuant les chefs historiques du Hamas et en empoisonnant Arafat, sans compter les milliers des victimes civiles; en 2003 Bush envahit l'Irak pour en finir avec, entre autre, l'alliance (infondée) Saddam - Ben Laden. Le reste des événements ira dans le même sens. Du coup l'Islam résistant est devenu "terrorisme", voire l'Islam tout court, d'où ce nouveau terme: l'islamophobie.
Et le problème palestinien dans tout ça ? Encore une fois, les propos de Ben Gourion (cités plus haut) risquent de tomber en désuétude voire de devenir un autre Psaume pénitential ajouté à la Torah.
Je récapitule:
- Le Plan de partage de la Palestine de 1947, a légitimé à moitié ce vol à main armée avoué par Ben Gourion lui même.
- La Résolution 242 de l'ONU en 1967, a légitimé le vol à l'esquinte de l'autre moitié du sol
- Les Accords d'Oslo de 1993, ont légitimé le vol à la mystification, dit vol à l'américaine, en donnant aux palestiniens de l'OLP des terres ayant été avant 1967 sous la gérance de la Jordanie (Cisjordanie) et à l'Égypte (Gaza).
Maintenant avec la complicité des "vichystes" de Ramallah (Abbas en tête) et au nom de la "guerre sainte" contre le "terrorisme", on camoufle encore une fois le vol du siècle par la "menace" de Hamas, le mouvement de résistance qui n'a jamais perpétré d'attentat en dehors de la Palestine historique.
Je termine cette note par une note poétique que mon amie et poète Josyane De Jesus-Bergey vient de déposer en commentaire sous la note précédente:
bebe_palestinien.jpg
Gaza

La mort se peint
le soir
taches de pieds salis
dans
ces chiens de vent.

Qui perce encore
la lumière
toi fille d'une morte
ou toi l'enfant
écrasé sous les bombes ?

Terre qui rendra les hommes
enfin sages ?

Josyane De Jesus-Bergey
La Rochelle 07/01/09


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(Gaza 21ème jour: 1170 tués et 5200 blessés)

RAFRAFI

23:58 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |