lundi, 09 février 2009
Paradoxes sionistes
Ce n’est pas pour enchérir de rhétorique sur le Paradoxe juif de Nahum Goldmann, mais chaque fois que des élections se préparent en Israël, il me revient à l’esprit l’image que les sionistes et les pro-sionistes ne cessent de diffuser, décrivant Israël comme palmeraie de démocratie et de liberté au milieu d’un désert de tyrannie, d’obscurantisme et de haine(!).
Israël démocratique? Oui, mais que pour les juifs. Ce qu’on appelle les «arabes israéliens» (un million et demi), c’est-à-dire les autochtones palestiniens (de confession chrétienne et musulmane) ne bénéficient guère des mêmes privilèges que les juifs israéliens. Pis encore, certaines catégories de ce qu’on appelle juifs séfarades (d’origine orientale) subissent une sorte de discrimination en regard des juifs ashkénazes (d’origine occidentale). Le cas des Falachas est, quant à lui, plus lamentable.
Je ne vais pas m’étaler ici sur la description de l’échiquier politico-électoral israélien, mais plutôt de dévoiler encore une fois la politique de deux poids deux mesures, pratiquée par Israël et réinjectée dans le discours diplomatique de ses alliés occidentaux.
Pendant la guerre froide, l’idée d’un État palestinien à côté de l’État d’Israël, était conçue par ce dernier comme un projet d’une future base arabo-soviétique anti-israélienne, et donc, exclue. Et ce malgré l’existence dans la Knesset, de partis israéliens de gauche et d’extrême gauche, comme le parti communiste d'Israël, le Mapam, le Matzpen, le Maki et le Rakah. À présent, un projet d’un État palestinien est conçu comme une menace «islamo-terroriste» sauf s’il est a priori «nettoyé» de toute fraction religieuse (d’où la guerre contre Gaza). Car le discours islamiste du Hamas et du Djihad, pose actuellement problème pour Israël et ses alliés régionaux et internationaux, qui, pour des raisons purement géostratégiques, n’y voient qu’un écho du discours iranien(!!).
Que le Hamas soit, avant et après tout, un mouvement de résistance à discours religieux, que ce mouvement, soit issu des Frères musulmans de Palestine dont la constitution était d’ailleurs facilitée indirectement (les années 1970 et 1980) par ce même Israël qui est allé à l’époque jusqu’à reconnaître officiellement son bras politique et caritatif, et ce dans le but de contrecarrer le Fatah (nationaliste laïc) et la gauche marxiste palestinienne,
… que le Hamas joue le jeu politique et s’engage par ricochet, dans le processus d’Oslo, jusqu’à remporter les élections législatives palestiniennes du 26 janvier 2006, en obtenant 56% des suffrages, ce qui lui a donné une majorité parlementaire obligeant Mahmoud Abbas, à inviter le Hamas à former un nouveau gouvernement, et à inciter Israël à prohiber ce dernier jusqu’à enlever et emprisonner ses parlementaires avec leur président.
… que le Hamas ait, à maintes reprises respecté la trêve, parfois de plusieurs mois, sans que celle-ci ne soit véritablement respectée par Israël (blocus de Gaza qui est une forme de guerre, bombardement sporadique contre tel ou tel activiste palestinien…) ,
… tout cela s’évapore devant la maussade ritournelle: Hamas (et Djihad avec), égale terrorisme, islamo-fascisme, antisémitisme… etc.
Malgré certaines thèses du Hamas ou du Djihâd (et même du Fatah), que je désapprouve formellement, je ne peux pas admettre non plus cette position paradoxale qui diabolise d’un côté un extrémisme palestinien (jadis, des barbus marxistes, à présent, des barbus islamistes) et révère d’un autre côté l’extrémisme israélien, s’étendant du parti travailliste jusqu’au Yahadut Hatorah en passant par Kadima, le Likoud, Israel Beytenou, le Moledet, le Herout, le Tkuma, le parti Mizrahi, et le Shass.
Face au palestinien exemplaire, qui, pour que la «paix» s’installe, ne doit être que mou ou mort, l’israélien, quant à lui, peut se permettre le luxe très «démocratique» d’être extrémiste, fanatique, ultra-quelque chose, voire raciste, et pardessus le marché représenté à la Knesset. Vous me diriez, les arabes israéliens y sont aussi représentés. Oui, mais juste pour le décor démocratique. Il suffit de voir leur proportion ainsi que leur absence systématique et continuelle de tout gouvernement. Et de voir aussi les dernières objections soulevées par plusieurs leaders politiques juifs israéliens contre la participation arabe aux élections. Ces leaders ne cessent de lancer un mot d’ordre partagé par plusieurs partis du centre, de droite et d’extrême droite jusqu’aux «ultras orthodoxes», qui consiste à réclamer le transfert de la population arabe d’Israël (un million et demi) vers les territoires, pourtant occupés, de «l’autorité palestinienne». Le Moledet en est le défenseur farouche, mais récemment aussi Tzipi Livni, la candidate du Kadima.
C’est quoi ce transfert si ce n’est pas du nettoyage ethnique? Plus concrètement encore, aux âmes très douillettes aux discours islamistes du Hamas ou du Djihad, je propose ci-après quelques thèses Théo-idéologiques (de sources différentes) qui en disent long sur l’autre «extrémisme démocratique» ou «démocratie extrémiste» (comme vous voulez) à l’israélienne:

NETTOYAGE ET SEPARATION
Le Moledet (en hébreu: "Terre natale"): «Il a centré l'essentiel de sa plate-forme idéologique sur l'idée du "transfert" des palestiniens hors d'Eretz Israël (Israël dans ses frontières bibliques). En principe, ce "transfert" est censé être volontaire, mais le manque évident d'intérêt des palestiniens pour un départ explique qu'officieusement le "transfert" soit envisagé comme contraint.»
Israel Beytenou (en hébreu "Israël notre Maison"): «L'essentiel de la plate-forme politique de ce parti consiste en un plan de modification des frontières d'Israël afin de séparer la majorité juive du 1,4 million d'Arabes israéliens, dont la loyauté à l'État hébreu est régulièrement mise en doute par son leader. En mai 2006, Lieberman appelle à l'exécution des députés arabes israéliens en contact avec le Hamas ou ayant célébré le jour de la Nakba, «la catastrophe», au lieu de celui de l'Indépendance israélienne»
Le Herout (en hébreu liberté): «Nous croyons qu'un effort national visant à encourager l'émigration (des Arabes vivant en Israël et dans les territoires palestiniens) vers les pays arabes résoudra à long terme le problème démographique d'Israël. Nous demandons que l'hébreu soit déclaré seule langue officielle de l'état juif. Pour les élections du 28 mars 2006, le Hérout a lancé une campagne d'affichage pour encourager les israéliens arabes à partir du pays:"Le Hérout vous aidera et paiera pour que votre famille émigre vers n'importe quel pays arabe et y vive une vie heureuse" (Jerusalem Post du 24 mars 2006). Nous demandons que la loi du retour soit modifiée pour arrêter l'afflux des non-juifs dans le pays, qui mettrait en danger la majorité et le caractère juifs de l'état.»
Le Shass. (Parti «ultra-orthodoxe»). Son leader spirituel le rabbin Ovadia Yossef, excelle dans la haine raciale: «Dans la vieille ville de Jérusalem ils [les Arabes] fourmillent. Qu’ils aillent en enfer– et le Messie les y conduira vite ». Depuis la chaire de sa synagogue de Jérusalem: «Il faut, anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits.» Les mêmes Arabes qu’il avait assimilés à des "serpents", êtres nuisibles et venimeux.
ESPACE VITAL ET EXPANSION
Israel Beytenou s'oppose aux discussions de paix commencées depuis la conférence d'Annapolis (novembre 2007) sur les questions-clés du conflit avec les Palestiniens, comme le tracé des frontières, le statut de Jérusalem, le sort des colonies juives et des réfugiés palestiniens. Pour le parti, «Démanteler les colonies sauvages est un casus belli».
Le Herout «prône le projet d’un grand Israël sur les deux rives du fleuve Jourdain (incluant donc l'actuelle Jordanie). Il a ensuite été fermement opposé au retrait de la Bande de Gaza projeté dès 2003, et réalisé en 2005. Dans son programme 2006 en 13 points on lit: Nous croyons d'une croyance sans borne en la réalisation du grand Israël et au droit du peuple juif à sa patrie héréditaire, la terre d'Israël.»
FANATISME ET OBSCURANTISME
Pour le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du Shass, "les enseignants laïques sont des ânes". En 2000, il a prétendu que les victimes de l’Holocauste étaient des âmes pécheresses réincarnées qui devaient expier par ce biais. En novembre 2003: «Tous les problèmes viennent des Ashkénazes... Vous les Juifs ashkénazes, vous avez été en Occident, en enfer. Pourquoi êtes-vous venus ici ? Ce que vous dites ou faites est sans importance». En 2005 après l’ouragan Katarina: «Il y a eu un tsunami et il y a eu des désastres terribles, parce qu’on n’étudie pas assez la Torah... Les Noirs habitent là-bas [Nouvelle Orléans]. Les Noirs étudient-ils la Torah ? [Dieu a dit] envoyons-leur un tsunami et noyons-les... Bush était derrière [les expulsions de] Gush Katif, il a encouragé Sharon à vider Gush Katif... nous avons eu 15 000 expulsions ici [en Israël], et il y a eu [aux États-Unis] 150 000 [morts]. C’était la rétribution divine... Dieu donne à chacun ce qu’il mérite».
Le Herout: «Nous croyons que les valeurs éternelles de la Torah devraient être fermement enracinées dans la vie de l'état et du peuple juif. Nous appelons l'état d'Israël à ne pas oublier les contributions de Jonathan Pollard (espion israélien) et à œuvrer activement à sa libération des prisons américaines.»
Le Mizrahi «est l'une des branches du sionisme religieux et sa première incarnation historique, défendant l'idée d'un État juif largement basé sur le judaïsme orthodoxe».
Si on ajoute à tout cela les colons armés qui, épaulés parfois par le Tsahal, font une vie d'enfer à leurs voisins palestiniens et n’hésiteraient pas à suivre l’exemple du terroriste Baruch Goldstein (qualifié par Israël, juste de militant sioniste religieux radical israélo-américain !!) l'auteur du massacre du tombeau des Patriarches à Hébron en 1994 où il tua 29 palestiniens et en blessa un certain nombre au moment de leur prière, on peut voir l’image de cette «démocratie» armée jusqu’aux dents et jusqu’au dernier palestinien en ligne de mire sioniste.

N.B. après avoir écrit cette note, j’ai reçu un commentaire important sous la note précédente, de la part de Jean-Moïse Braitberg, l’auteur de la fameuse lettre ouverte au président israélien. Je vous invite à le lire.
Rafrafi
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jeudi, 29 janvier 2009
Mon pauvre Jean-Moïse
Je comprends sincèrement votre complainte auprès de Shimon Peres qui préside, à présent en votre nom, cet État d'Israël que le Général De Gaulle, à juste titre, avait (le 27 novembre 1967) déjà qualifié de « peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur» avant d'ajouter « Maintenant, il (Israël) organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme» . De Gaulle n'a pas eu le Prix Nobel de la Paix, Shimon Peres, si. Et ce au mépris de ses victimes civils à Qana, à Jenine et aujourd'hui à Gaza. Ses deux co-nobélisés, Rabin et Arafat, ont payé de leur vie leur engagement pour la paix, le premier, tué de deux balles par un jeune extrémiste juif (Ygal Amir) et le deuxième, empoisonné, semble-t-il, par des agents d'un vieil extrémiste juif (Ariel Sharon). Et Peres continue curieusement à profiter de son Nobel (même à bord d'un avion militaire: photo ci-contre). Je ne vais pas m'étaler sur le passé et le présent de votre président que vous connaissez surement mieux que moi. Mais, Cher écrivain, permettez-moi de vous saluer pour ce poignant témoignage (paru dans le journal Le Monde) que vous adressez à Perez et de le reproduire ici pour mes visiteurs :
RAFRAFI
Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem
par Jean-Moïse Braitberg
Monsieur le Président de l'État d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.
Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.
Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.
Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.
Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.
Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au cœur de l'État juif, le nom de mes proches, votre État retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.
Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération.
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Jean-Moïse Braitberg est écrivain.
Source: Article paru dans l'édition du journal Le Monde du 29.01.09
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vendredi, 16 janvier 2009
Le nœud du problème
Voilà ce qu'a dit un jour David Ben Gourion le fondateur de l'État d'Israël:
»Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous leur avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais en quoi cela les regarde-t-ils ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous leur avons pris leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils?«
David Ben Gourion, était aussi le tout premier Premier ministre de l'État d'Israël en 1948. Quant à ces propos, ils ont été cités par Nahum Goldman, ex-président du Congrès juif mondial, dans son livre Le Paradoxe juif (1978) The Jewish Paradox.
La clarté et la franchise que dégagent ces propos, sont remplacées, au fil des 60 années de sang, par l'équivoque et l'imposture. Entre temps, la guerre froide entre américains et soviétiques avait beaucoup aidé à confisquer la cause palestinienne en brandissant la menace communiste. Depuis, on avait tout fait pour isoler politiquement les fractions radicales de la résistance palestinienne, marxistes ou nationalistes arabes, en apprivoisant l'aile nationaliste palestinienne (le Fatah), jusqu'à la signature néfaste des accords d'Oslo. Résultat: une paix fragile contre une parcelle de territoire, perméable à tout moment par les projectiles et les brodequins de Tsahal.
Une fois la page de la guerre froide tournée, nous voilà devant un nouveau prétexte: la menace islamiste. Il se trouve qu'à partir des années vingt du XXème siècle, jusqu'à la Révolution Iranienne de 1979, les courants islamistes, dont l'égyptien Le MFM, Mouvement des Frères Musulmans ou bien l'ultra MWS, Mouvement Wahhabite Saoudien ne constituaient pas une menace pour l'Occident libéral. Bien au contraire, le MFM a conspiré pendant les années 60 avec les USA contre l'Égypte de Nasser, et plus tard les Wahhabites avec les mêmes USA, contre les soviétiques.
Ce n'est qu'après le soutien de l'islam Chiite de l'Iran contre l'occupation israélienne du sud du Liban, suivi du refus de Hamas des Accords d'Oslo, que l'Islam, chiite et sunnite confondus, commence à poser problème notamment pour Israël. La réponse n'a pas tardé, Sharon provoque la 2ème Intifada en 2000, et Bush, engage Ben Laden pour commettre le 11 septembre. Ensuite Sharon commence en 2002 une guerre en territoire "devenus" palestiniens pour en finir, selon lui, avec les "Ben Laden" palestiniens, en tuant les chefs historiques du Hamas et en empoisonnant Arafat, sans compter les milliers des victimes civiles; en 2003 Bush envahit l'Irak pour en finir avec, entre autre, l'alliance (infondée) Saddam - Ben Laden. Le reste des événements ira dans le même sens. Du coup l'Islam résistant est devenu "terrorisme", voire l'Islam tout court, d'où ce nouveau terme: l'islamophobie.
Et le problème palestinien dans tout ça ? Encore une fois, les propos de Ben Gourion (cités plus haut) risquent de tomber en désuétude voire de devenir un autre Psaume pénitential ajouté à la Torah.
Je récapitule:
- Le Plan de partage de la Palestine de 1947, a légitimé à moitié ce vol à main armée avoué par Ben Gourion lui même.
- La Résolution 242 de l'ONU en 1967, a légitimé le vol à l'esquinte de l'autre moitié du sol
- Les Accords d'Oslo de 1993, ont légitimé le vol à la mystification, dit vol à l'américaine, en donnant aux palestiniens de l'OLP des terres ayant été avant 1967 sous la gérance de la Jordanie (Cisjordanie) et à l'Égypte (Gaza).
Maintenant avec la complicité des "vichystes" de Ramallah (Abbas en tête) et au nom de la "guerre sainte" contre le "terrorisme", on camoufle encore une fois le vol du siècle par la "menace" de Hamas, le mouvement de résistance qui n'a jamais perpétré d'attentat en dehors de la Palestine historique.
Je termine cette note par une note poétique que mon amie et poète Josyane De Jesus-Bergey vient de déposer en commentaire sous la note précédente:

Gaza
La mort se peint
le soir
taches de pieds salis
dans
ces chiens de vent.
Qui perce encore
la lumière
toi fille d'une morte
ou toi l'enfant
écrasé sous les bombes ?
Terre qui rendra les hommes
enfin sages ?
Josyane De Jesus-Bergey
La Rochelle 07/01/09
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(Gaza 21ème jour: 1170 tués et 5200 blessés)
RAFRAFI
23:58 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 10 janvier 2009
Fièvre
Avec 38 degrés de fièvre (39 durant les 3 derniers jours) j'essaie de reprendre aujourd'hui le fil de mes idées évaporées par les déflagrations d'images et de témoignages provenant de Gaza. Je ne suis pas devant le premier massacre sioniste, (… à Sabra & Chatila en 1982, à Hammam Chott de Tunis-Sud en 1985, à Cana en 1996, à Jénine et Naplouse en 2002, au Liban 2006…) mais chaque fois qu'un massacre se répète, une poussée de fièvre m'envahit et selon un psychologue tunisien (Abed Alwahab Mahjoub, que je salue au passage) disant au cours d'un entretien télévisé, que les images amplifient l'horreur et avec en plus la frustration, l'on se sent comme démuni et physiquement plus fragile.
Cependant, l'horreur est bel et bien là. Elle est avant et après tout, humaine. Et lorsqu'elle touche l'enfance, elle touche ce qu'il devrait être le plus précieux en chacun de nous. Comment ne pas être pris de fièvre lorsque je vois un enfant de 12 ou 13 ans, "sauvé" de justesse, souffrant de je ne sais quoi, répétant sans cesse, la bouche contractée: "pitié, soulevez- moi ". Secourus avec trois autres presque de son âge, cet enfant semble avoir vécu le plus sinistre des cauchemars. Durant 4 jours il était le seul à pouvoir difficilement bouger parmi les cadavres (décapités ou déchiquetés) des 11 personnes entre femmes, enfants et bébés. Et lui-même d'expliquer, traumatisé: "mon frère m'a demandé de lui apporter une tomate, je lui ai apporté une tomate, mais il était déjà mort." Imaginez un gosse avec sur les (petits) bras 11 cadavres pourrissant et trois autres gosses agonisant et ce pendant quatre jours dans un appartement partiellement détruit sans eau et sans électricité et sans de quoi manger à part quelques tomates. Dans quelle civilisation sommes-nous?! Quand je pense aux psychologues en France auxquels on fait appel pour venir en aide (psychologique) à des élèves choqués par le suicide de l'un de leurs collègues chez lui. Je me demande sur combien de planètes vivons-nous?! Y a t-il une enfance plus fragile qu'une autre, plus humaine qu'une autre ?!! Il s'est avéré le lendemain (aujourd'hui) que cette famille martyrisée faisait partie d'un ensemble formé par d'autres familles (110 personnes en tout) rassemblé par le Tsahal dans un immeuble, puis pilonné délibérément par ce dernier (même schéma des chambres à gaz). Bilan: 30 morts et des dizaines de blessés, tous entre femmes, enfants et vieillards. Avec interdiction de secours, bien sûr!!. J'espère du moins que Le haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme qui demande des investigations "crédibles et indépendantes" sur des violations du droit humanitaire dans la bande de Gaza, puisse arriver à juger cet acte par ce qu'il mérite réellement, à savoir un crime de guerre.
Par ailleurs, et quoiqu'un peu candide, la décision des artistes mauritaniens révoltés contre cette guerre, de ne plus créer en détruisant symboliquement quelques instruments et outils de création musicale et plastique, mérite bien d'être saluée. Tout comme les manifestations de Caracas à Tokyo, de Nairobi à Paris, d'Athènes à Kuala Lumpur… et ça continue.
On ne peut plus répéter la fameuse phrase après l’holocauste des juifs: «on savait pas !!!», cette fois-ci nous savons, nous tous nous voyons, nous assistons en direct….. Donc, mon cher visiteur, si tu ne peux rien faire ou ne rien dire, pense à rendre visite aux liens ci-après. Sois un peu patient juste pour comprendre et voir mieux ce qui se passe… il y a toujours d'autres personnes qui fournissent des efforts considérables pour t'apporter une part de vérité.
RAFRAFI
Crimes-de-guerre
Violations-humanitaires
trois crimes de guerre israéliens parmi d'autres
Gaza, le droit, la « disproportion » et les « barbares »
Qu'est-ce qu'un crime de guerre ?
Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte
Les crimes de guerre sionistes
Leila-Chahid-accuse-Israel
assez de silence complice ! par Guillaume Chocteau
Belgique-Gaza «Plomb durci» ou la barbarie d’un État raciste
Jacques LECERF
Monique Casimirius
(Gaza 15ème jour: 854 tués dont 275 enfants, 68 femmes, 90 vieillards, 6 secouristes, 3 journalistes, 4 étrangers et 3681 blessés dont la moitié entre femmes et enfants avec 400 de très graves blessures)
23:59 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 27 décembre 2008
Gaza à feu et à sang
…Je suis la ligne de feu et que l'on m'impose l'état de siège.
Alors que moi aussi, je vous assiège,
je vous assiège...
Ma poitrine sert de refuge à tout le monde
et que l'on m'impose l'état de siège...
Je compte mes côtes,
Baradée fuit de mes mains
et les rives du Nil me tiennent au loin.
Je cherche les bouts de mes doigts,
et ce sont les capitales, toutes d’écume, que je vois...
Que nous soyons atteints de cette humble patrie
et de probable jasmin.
Va vers ton sang qui est prêt à ta dispersion.
Viens à mon sang unifié à ton siège.
Pas de temps pour l’exil, ni pour les belles fresques,
ni pour les funérailles ni pour les vœux…
Par Mahmoud DARWICH
Extraits de "AHMAD AL ZAATAR"
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Mise à jour
Ce qu'a dit le philosophe français Edgar Morin (lui-même juif) durant le siège de Ramallah en 2002:
« Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les Juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs boucs émissaires de tous les maux “bouc émissarisent” Arafat et l’Autorité palestinienne. »
Source

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mardi, 16 décembre 2008
George W. Shoes
Son prénom est MONTADHAR. En arabe veut dire L'ATTENDU. Et le voici qui provoque l'inattendu. J'imagine l'amertume qui l'a poussé à ce geste déjà inscrit dans les annales mais qui ne sera forcément pas bien dans celles de Bush. Ainsi, pieds nus, il a choisi de lancer un message, patibulaire aux yeux des BCBG, certes, mais oh combien symbolique aux yeux de ceux qui lisent lucidement l'Histoire.
Des milliers de commentaires, rien qu'en 24 heures, sur le Net (Facebook arabe notamment), qui vantent l'acte de ce journaliste irakien, chagriné par ce "Ponce Pilate" venu d'outre océan et mers pour détruire un pays et des vies sous un prétexte enfin révélé bidon (de la bouche de Bush lui-même).
Certains commentaires ne manquent pas d'humour, j'en cite:
- Heureusement qu'il (Bush) partira bientôt, sinon il n'hésitera pas à exiger pour ses conférences de presse à ce que les journalistes se présentent pieds nus, voire carrément à poils..
- Les chaussures servent bien aussi à cela..
- Il faut créer le Prix de la Chaussure d'Or pour les journalistes les plus éloquents.
- En épargnant à Bush de recevoir la deuxième chaussure en plein visage, Nouri Melki, premier ministre en pleine exercice de dévotion, aura la chance d'être embauché comme chef de sécurité à la maison Blanche, une fois…
- Bush, n'envisage-t-il pas déjà de bombarder les fabriques de chaussures en Irak avant la fin de son mandat sanguinaire?
- Journalistes et cordonniers du monde, unissez-vous?
Etc…
RAFRAFI
Mise à jour
Le journaliste irakien qui a lancé ses chaussures sur le président américain George W. Bush a été hospitalisé mardi avec un bras et des côtes cassées, a affirmé son frère à l'AFP. Il a également été blessé à l’œil et à la jambe. Tout ça pour une simple chaussure...
“ Il a été hospitalisé à l'hôpital Ibn Sina car il a un bras et des côtes cassées et souffre de blessures à l'œil et à la jambe ”, a déclaré Durgham al-Zaïdi, son frère de 32 ans, sans préciser si ces blessures avaient été infligées au moment de son arrestation ou ultérieurement.
L'hôpital Ibn Sina, qui se trouve dans la zone verte, le secteur ultra-protégé de Bagdad, est dirigé par les services de santé de l'armée américaine. (Source : La Meuse)
La chaîne irakienne pour laquelle travaille le journaliste a réclamé sa libération au nom de la démocratie et de la liberté d'expression promise par les Américains et le nouveau régime :
« N'importe quelle mesure prise contre lui rappellerait ce qui se passait sous la dictature de Saddam Hussein : la violence, les arrestations arbitraires et le temps des fosses communes. Nous demandons à nos confrères des autres médias de nous soutenir en réclamant sa libération. » (Wiki)
21:22 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 11 octobre 2008
Dubito ergo sum
Du latin, pour dire: «je doute donc je suis». Axiome que le philosophe rationaliste français, René Descartes, a formulé avant d'arriver à sa fameuse conclusion Cogito ergo sum, «je pense, donc je suis». C'est le commentaire de l'ami blogueur Alsican, posé sur ma précédente note, qui m'inspire cette référence cartésienne. Pour Alsican, les doutes jetés par certains sur les attentats du 11/9 ne sont que des "âneries" à ne pas diffuser, sinon "les américains n'ont jamais marché sur la lune".
Si, mon cher Alsican, ils ont bien marché sur le sol lunaire, mais selon certains, cela n'exclue pas aussi le fait qu'ils auraient truqué (par contrainte technique de transmission Terre/Lune) les premières photos de cette aventure publiées à l'époque en vue d'épater leurs rivaux soviétiques (Guerre froide obligeait) ensuite égarées par la Nasa. Je ne vais pas jusqu'à nier cette grande prouesse, ce serait risiblement naïf; bien qu'il existe, ici et là, qui n'y croit point.
Mais faire du 11/9 un évènement fétiche, c'est avaler les plus fallacieux prétextes de la guerre contre l'Irak (sur les introuvables armes à destruction massives et sur l'implication irakienne dans ce 11/9 funeste). Beaucoup de zones d'ombres sèment le doute sur ce dévastateur trou noir moral qui, dans ce sens, n'aurait, peut-être, d'équivalant que le dernier trou noir financier, né américain avant de devenir mondial.
Il m'est arrivé, certes, d'émettre des réserves sur certains discours (le plus souvent historiques, littéraires ou artistiques) qui, sous le couvert de la liberté d'opinion, dégage et propage une odeur de haine ou de dénigrement. Mais c'était tout simplement par souci d'honnêteté uniquement morale et aucunement métaphysique ni scientifique. Le caractère purement technique (l'incohérente chute des deux fameuses tours et l'absence des débris d'avion et de l'impact physiquement réel de ce dernier sur le Pentagone) était derrière cet allusion faite aux attentats du 11/9 tout au début de ma dernière note réservée à l'éventuel autre trou noir physico-euro-helvétique.
Pour revenir à Descartes, dans ses "Principes de la philosophie", je lis : "tandis que je doute, je sais que j'existe", principe psycho-métaphysique que les adeptes de la liberté de pensée, et combien sont-ils nombreux notamment en Occident, doivent constamment recycler et mettre à jour chaque fois qu'une idée libre se voit étouffer par telle ou telle inquisition. Et lorsqu'on sait que la démarche rationnelle de Descartes était entreprise dans le contexte des conséquences de l'affaire Galilée en 1633, on peut imaginer l'audace de ce philosophe qui dans sa "Recherche de la vérité par les lumières naturelles" n'hésite pas à interpeller ses lecteurs: "Prêtez-moi seulement votre attention; je vais vous conduire plus loin que vous ne pensez".
Un occidental mal informé se demanderait : qui c'est cet arabe qui vient nous donner des leçons de rationalisme et à la cartésienne pardessus le marché !? Au fait, je n'ai pas de leçon à donner à quiconque sinon à celui qui en a vraiment besoin. Oui, originaire d'une culture arabo-musulmane et doté d'une formation philosophique inachevée mais plus ou moins suffisante, j'affirme que je ne viens pas d'un vide rationnel. Avant de connaître Descartes, j'ai tout d'abord été imprégné par le rationalisme arabe, inspiré de la philosophie grecque et propagé par l'école des Mu`tazilites (vers 750) dont le fameux écrivain Al-Jahiz qui exhorta le doute comme méthode de pensée avec son dicton, largement réputé: "le doute est la voie vers la certitude".
À cette école de pensée, devenue principale dans la théologie islamique, appartenait aussi le fameux grand poète Abu-l-Ala al-Maari (973-1057), auteur d'une sorte de comédie divine "L'épître du pardon" () qui n'hésitait pas à qualifier la Raison d'Imam voire de prophète : "Ô dupe, si tu es dotée d'une Raison, suis la, car chaque Raison est prophète." Ou encore "Quant à la certitude, elle n'existe pas, mon ultime effort c'est de deviner ou de pressentir." Mais le rationaliste le plus controversé (converti plus tard au mysticisme) c'est Abou Hamid al-Ghazâlî (1058-1111) dont l'influence s'est étendue jusque sur les pensées juive et chrétienne en Europe. De sa pensée se sont inspirés Maïmonide, Pascal et notamment Descartes qui avait presque reproduit la démarche sceptique d'al-Ghazâlî, basée sur le doute et l'intuition. Selon al-Ghazâlî, "celui qui ne doute pas ne scrute pas, et celui qui ne scrute pas ne voit pas, et celui qui ne voit pas demeure dans la cécité et la perdition". Et sur une copie de la version latine d'Al-Munqidh min adhalâl, l'avant dernière œuvre d'al-Ghazâlî, trouvée dans la bibliothèque personnelle de Descartes, (traduit plus tard en français sous le titre "Erreur et délivrance" par F. Jabre, Beyrouth, 1959) le philosophe français a bien souligné en rouge une expression-clé du philosophe musulman "le doute est le premier des degrés de la certitude", et l'a annotée par ceci "À ajouter à notre méthode".
Que ce soit à travers "Voltairenet", " Bigard", X ou Y, toute idée mérite la considération tant qu'elle ne porte ni moralement ni physiquement atteinte à quiconque. Qu'une idée choque ou pas c'est par une autre idée qu'il faut la contredire ou la combattre. Il est par ailleurs à noter que le puritanisme intellectuel ne fait que dessécher la pensée. Et puis, "si l'idée, selon Einstein, n'est pas a priori absurde, elle est sans espoir." Il semble vouloir dire: espoir d'être un jour plausible.
RAFRAFI
Illustrations: - Descartes avec la reine suédoise Kristina, - Al-Ghazali, - Dernière page de manuscrit "al Munqidh_min_al-dalal" (Source: Wikipédia)
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vendredi, 12 septembre 2008
Et si c’était vrai !
Je ne parle pas des attentats du 11 septembre 2001 –ce lien ci, voltairenet, pourrait faire l’affaire- mais plutôt d’un autre trou noir, que le grand collisionneur de hadrons, baptisé LHC, nous promet de ne pas créer le 21 octobre prochain. Depuis que l’on a annoncé (le 10 courant) la mise en route réussie de cet engin pharaonique, des craintes manifestées par quelques scientifiques –minoritaires certes- nous laissent entendre que la collision artificielle entre particules, programmée le mois prochain, et ayant pour mission de percer les secrets de la matière et ceux du Bigbang, aurait pour risque de créer des trous noirs susceptibles d’engloutir des planètes de notre système solaire avec notre Terre en premier. Autrement dit, une fois créé, ce trou ne laisserait à aucun le temps même de mourir. Nous tous, avec tout ce qui nous entoure, serons aspirés par ce gigantesque aspirateur qui a comme pouvoir de transformer toute matière en antimatière ou en matière noire. Quelque chose qui ressemblerait au néant.
Merci la Science…
Naguère, avec le risque d’une guerre nucléaire entre les plus grands, on pouvait imaginer quelques rescapés dans les brousses qui auront pour mission de renouveler la vie sur Terre. Mais avec le LHC, plus rien de rien. Le sort de cette toute «petite» parcelle de l’univers, à savoir ce système solaire, notre chère Terre incluse (comme décrit dans le flash joint à ma précédente note), sera décidé le prochain 21 octobre 2008. Retenez bien cette date. Elle sera forcément fatidique, soit en jetant toute la lumière sur les secrets de la genèse cosmique, soit en nous jetant dans l’abime des ténèbres.
« Non, c'est sans risque », clame un commentateur optimiste sur un forum conçu pour débattre la question suivante: Le Grand Collisionneur à hadron est il réellement sans danger?, et d’ajouter «comment l'homme peut il prendre le risque de faire exploser la planète, sauf s'il est complètement fou, et je t'assure, quand il s'agit de sa vie, même s'il est fou il devient raisonnable». Mais, un écolo pourrait prétendre le contraire quand il taxe de folie les pollueurs de la planète. La pollution, notamment irréversible et non biodégradable, n’est-elle pas déjà la feuille de route par excellence vers un abime asphyxiant.
J’admets volontiers que la Suisse (où se déroule cette expérience, tout près de ses frontières avec la France) soit, par le biais de ses banques, le trou noir des fortunes de certains peuples spoliés par leurs dirigeants despotiques, mais devenir le berceau d’un trou noir apocalyptique ! Là, je me récrierais : Merci la Suisse, Merci la France, Merci la science…
Et je chanterais avec de Lamartine:
Tous ces astres éteints, ces fleuves qui tarissent,
Ces sommets écroulés, ces mondes qui périssent,
Dans l'abîme des temps ces siècles engloutis,
Ce temps et cet espace eux-mêmes anéantis,
Ce pouvoir qui se rit de ses propres ouvrages,
A celui qui survit ce sont autant d'hommages,
Et chaque être mortel, par le temps emporté,
Est un hymne de plus à ton éternité!
(A. de Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses)
RAFRAFI
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lundi, 24 décembre 2007
Bonnes et heureuses
01:39 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2007
Une femme pour les droits de l'Homme
Voilà encore une percée féminine vers le haut et à une échelle internationale. Il s'agit de la journaliste arabe de Tunisie SOUHAYR BELHASSEN qui vient juste d'être élue présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), succédant ainsi au sénégalais Sidiki KABA à la tête de cette ONG vieille de quatre vingt ans.
Election triplement significative à mes yeux, du moment qu'elle concerne une femme à la fois collègue (journaliste), arabe et tunisienne.
Pour mesurer l'ampleur de la tâche que Souhayr devra remplir je vous invite à lire ce passage d'un texte expliquant le rôle de la FIDH:
La FIDH est une organisation non-gouvernementale fédérative dont la vocation est d’agir concrètement pour le respect de tous les droits humains. Elle s’appuie sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sur les autres instruments internationaux de protection de ces droits.
La FIDH a été créée en 1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd’hui 141 dans 100 Etats. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.
L’éducation et la sensibilisation sont la base de l’action à long terme de la FIDH. Son objectif immédiat est d’obtenir des améliorations concrètes dans les domaines de la protection des victimes, de la prévention des violations des droits de l’Homme et de la sanction de leurs auteurs. La FIDH est la plus ancienne organisation internationale de défense de tous les droits de l’Homme. Son siège est établi en France, où elle est reconnue d’utilité publique.
Bravo Souhayr et bonne chance.
RAFRAFI
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